Flash INFO – 06/05/2018


FLASH INFO

Marseille, le 6 mai 2018.

Chers (es) collègues,

L’association professionnelle, interpellée par les récents événements, tient à rappeler que, quelles que soient les difficultés d’exercice rencontrées par les ARM, il convient de garder à l’esprit le texte fondateur de la réponse téléphonique des appels d’Aide Médicale Urgente. Il est le suivant :

« Les Services d’Aide Médicale Urgente sont des services hospitaliers qui assurent une écoute médicale permanente, qui déterminent et déclenchent dans les délais les plus brefs la réponse la plus adaptée à la nature de l’appel. »

Nous savons et relayons régulièrement auprès du Ministère de la Santé :

– la quasi-inexistence de formation initiale et continue pour les Assistants de Régulation Médicale,

– les effectifs insuffisants et non dimensionnés à la mission d’intérêt général confiée aux SAMU,

– l’absence de reconnaissance professionnelle de notre métier,

– la précarisation des statuts.

La multiplication des affaires mettant en cause les personnels hospitaliers, dont les ARM sont au sein du SAMU le premier maillon, doit conduire chacune et chacun à respecter les textes règlementaires, les recommandations professionnelles, les protocoles.

Cette vigilance est notre garantie professionnelle, notre métier, notre devoir. C’est une protection pour les personnels, mais c’est surtout l’omniprésence d’une prise en charge de qualité pour les appelants et les patients.

La communication à distance réclame des compétences professionnelles, des capacités, des aptitudes et des attitudes médico–sociales qui font des ARM des professionnels de la réponse téléphonique de l’Aide Médicale Urgente dont l’objectif est de rassurer les appelants de la prise en compte de leur demande de soins non programmés.

La qualité d’écoute, de synthèse, de réactivité est le cœur de notre métier.

Les restrictions de personnel, les difficultés d’exercice de la profession ne peuvent donner lieu à des situations compromettantes pour les ARM et par conséquent pour les SAMU.

Si chacun d’entre nous demeure dans le cadre de son exercice, ce sont les tutelles qui devront répondre aux usagers et citoyens des carences de moyens humains mis à la disposition de l’Aide Médicale Urgente.

Le Secrétaire Général